Les métiers du social qui recrutent et leurs principales missions

Un chiffre brut, une réalité brute : près de 600 000 professionnels œuvrent chaque jour dans le secteur social en France. Derrière ce nombre, des visages, des parcours, des histoires. Des métiers souvent discrets, mais sans lesquels la société vacillerait. Ici, on ne parle pas de théorie ni de belles intentions, mais d’actions concrètes, de vies accompagnées, d’humanité au quotidien.

Remarque : Nous parlons ici de la profession de soutien éducatif et social, plus communément appelée AES. Si vous recherchez des informations sur le baccalauréat en administration économique et sociale, rendez-vous sur la page Licence AES.

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Le professionnel du soutien éducatif et social (AES) : pilier discret, présence constante

Accompagner, ce n’est pas seulement tendre la main pour aider. Jour après jour, l’AES veille aux côtés d’enfants, d’adultes ou de personnes âgées confrontés à la maladie, au handicap ou à la perte d’autonomie. Sa raison d’être ? Agir en personne de confiance, encourager l’autonomie, stimuler les liens sociaux, rendre possible le simple mais précieux quotidien. À la maison, dans un foyer, un centre d’hébergement, un institut spécialisé ou à l’école, ce professionnel travaille en équipe avec médecins, éducateurs ou travailleurs sociaux. Les lieux changent, l’engagement, lui, reste identique.

Pour mieux saisir la réalité du métier, regardons de près trois parcours distincts :

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  • Valérie intervient au domicile de personnes âgées. Elle s’occupe des tâches ménagères, prépare les courses, accompagne les gestes d’hygiène. Elle découvre l’intimité de ceux qu’elle aide, instaure un climat de confiance parfois fragile mais sincère.
  • Gaëlle exerce dans un centre dédié à des adultes touchés par un handicap mental. Sa mission : épauler les résidents lors des repas, soutenir l’hygiène, dynamiser la journée à travers des activités. Ici, aucune place pour la routine, l’imprévu fait partie du travail.
  • Pierre accompagne à l’école un enfant porteur de trisomie. Il facilite la concentration, reformule les consignes, soutient les apprentissages, tout pour faire vivre une scolarité accessible à tous.

Ce que ces professionnels tirent de leur métier

  • Valérie exprime la satisfaction profonde de se rendre utile, d’apporter un soulagement concret à ceux qu’elle soutient.
  • Gaëlle met en avant les journées variées, sans monotonie, avec leur lot d’incidents imprévus apportant du relief.
  • Pierre insiste sur le privilège de la relation directe tissée avec l’enfant comme avec sa famille. Une proximité authentique.

Les passages les plus éprouvants

  • Valérie n’élude rien : voir partir des personnes qu’elle accompagne, qu’il s’agisse d’un départ en institution ou d’un décès, bouleverse inévitablement.
  • Gaëlle se heurte à ce compromis ténu entre vie familiale et exigences du poste : travailler le week-end, parfois au détriment du temps pour les siens, car l’accompagnement, lui, ne connaît pas de pause.
  • Pierre déplore les moqueries que subit parfois l’enfant auprès duquel il intervient, et la brutalité du regard des autres en milieu scolaire.

Ce qu’il faut pour s’engager dans cette filière

  • Valérie mise sur l’écoute, le sens des responsabilités et l’envie sincère de soutenir autrui.
  • Gaëlle souligne l’importance de la rapidité d’adaptation, d’un vrai contact humain et d’une bonne santé physique.
  • Pierre parle de patience, de fibre éducative, d’initiative face aux défis du quotidien.

Se former pour exercer comme AES : mode d’emploi

Le Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES) est ouvert dès le niveau CAP ou BEP. Il remplace les anciens titres d’auxiliaire de vie sociale et d’aide médico-psychologique, pour proposer une formation solide, à la fois générale et spécialisée. Deux chemins existent pour accéder au diplôme : suivre un cursus comprenant 525 heures d’enseignements théoriques, 840 heures de stage, ou faire valoir son expérience déjà acquise sur le terrain. Un socle commun est partagé, avant de choisir l’une des trois spécialisations : accompagnement à domicile, en structure collective, ou participation à l’inclusion en milieu scolaire et social.

L’admission repose sur la sélection : on commence par une épreuve écrite pour tester les bases, puis on poursuit avec un entretien permettant d’évaluer les savoirs et la motivation.

  • Questionnaire écrit ciblant les connaissances fondamentales.
  • Entretien oral pour cerner sa compréhension du travail, ses connaissances sanitaires, son projet.

Où suivre cette formation ?

La formation s’étale sur un à deux ans selon le rythme, chacun pouvant se préparer dans des établissements publics ou privés agréés. Certains organismes proposent même des modules à distance, permettant d’adapter l’apprentissage à sa vie quotidienne.

Combien perçoit un AES en début de parcours ?

Un accompagnant éducatif et social démarre le plus souvent au niveau du SMIC. Avec l’expérience, la spécialisation ou le changement de structure, une progression salariale s’enclenche progressivement. L’ancienneté et les missions confiées peuvent influencer ce revenu.

Ceux qui se lancent peuvent retenir ces conseils

  • Valérie invite à maintenir une forme de recul émotionnel, malgré la proximité créée par l’accompagnement, sous peine d’usure à long terme.
  • Gaëlle relève que le métier demande beaucoup par moments, mais il apporte aussi une densité humaine rare.
  • Pierre souligne à quel point la patience est de mise, non seulement avec les bénéficiaires mais aussi face aux réalités de la coordination d’équipe.

Et si leurs trajectoires avaient bifurqué ?

  • Valérie se serait tournée vers l’enfance, sans doute comme assistante maternelle.
  • Gaëlle, marquée par des exclusions scolaires en tant qu’enfant, s’est naturellement dirigée vers le champ du handicap, mais aurait pu explorer l’ergothérapie ou la psychologie.
  • Pierre imaginait exercer dans les soins infirmiers, même si, aujourd’hui, il ne changerait rien à son agriculture.

Chiropracteur

Le chiropracteur s’attèle à détecter, traiter et prévenir les troubles du squelette et leurs effets sur la santé générale.

Accompagnant éducatif et social (AES)

L’AES intervient auprès de toutes personnes fragilisées, quel que soit leur âge ou leur profil, pour préserver leur autonomie et leur dignité au quotidien.

Aide médico-psychologique

L’aide médico-psychologique soutient les personnes lourdement handicapées ou dépendantes, en s’adaptant à chaque situation pour offrir un accompagnement adapté.

Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur intervient auprès de personnes confrontées à des difficultés d’ordre physique, psychologique ou social, pour leur permettre de redevenir actrices de leurs choix.

Éducateur spécialisé

L’éducateur spécialisé accompagne des enfants, des adultes touchés par une situation de handicap ou une rupture, pour les aider à se reconstruire et à retrouver un équilibre.

Assistant de vie familiale (ADVF)

L’assistant de vie familiale œuvre auprès des personnes les plus vulnérables : tout-petits, adultes malades, seniors en perte d’autonomie… pour faciliter leur quotidien.

Ergothérapeute

Redonner de l’autonomie, réparer ce qui peut l’être

Accompagner un patient dans la reconquête de ses gestes de vie par la rééducation : c’est la promesse de l’ergothérapie, profession tournée vers l’autonomie.

🙋 Que signifie AES ?

Accompagnant éducatif et social.

🤑 Combien gagne un AES ?

À ses débuts, l’AES perçoit la rémunération équivalente au SMIC.

✅ Comment se déroule la sélection pour devenir AES ?

Elle se joue d’abord sur un test écrit, puis lors d’un entretien oral pour juger de la motivation et de la compréhension du métier.

⏱️ Combien de temps dure la formation AES ?

Elle s’étend de 12 à 24 mois, alternant 525 heures de théorie et 840 heures sur le terrain, ou une reconnaissance de l’expérience professionnelle.

Derrière chaque accompagnement social, il y a autant de visages que d’histoires à raconter. Si ces métiers cessent, personne ne ramasse. Alors, quelle sera la prochaine histoire ? Peut-être la vôtre.

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